Le Concept

 
Il est naît de la création de la Première Biennale Les Stèles de la Création qui s'est déroulée à l'église de la Madeleine (Paris 8e, France) du 18 juin au 28 août 2009. Cette dernière a été conçue, mise en scène et organisée par Pascal Payen-Appenzeller, Commissaire général de l'exposition, Mylène Vignon, Commissaire Générale Adjointe et Christine Labbé, Directrice de la Biennale. Elle a pris forme grâce aux 48 artistes qui ont participé et ont joué le jeu en allant jusqu'à, pour certains d'entre eux, créer une oeuvre spécialement pour l'occasion. 60 oeuvres ont pris place dans, sous et autour du monument...
 
 
    Photo de Marcella Martial
 
  
  Photo de Christine Labbé
 
 

La 1ère Biennale Les Stèles de la Création fera date, c'est une première en France, par son dispositif architectural, d’où la surprise pour certains qui doivent redécouvrir avec un œil neuf ce que l’œil s’était habitué à ne plus voir.

 

La première idée est de faire voir le patrimoine du XIXe siècle en proposant un dialogue avec les œuvres contemporaines composées et placées près des statues anciennes qui les ont inspirées, nous faisant découvrir  l’église de la Madeleine, autrement...

 

Plus qu’une exposition, c’est une installation.
Le patrimoine est vivant et appartient au présent des visiteurs.

 

L’architecture de l’église comporte des chapelles sans activités régulières et dans lesquelles les autels et les espaces entre les colonnes permettent d’installer une architecture éphémère.
En effet l’architecture du monument est un contenant sans figure dont les sculpteurs inventent le contenu qui lui-même fait partie d’une architecture de figures sur le thème de l’incarnation, fondement de la chrétienté.

 

Chaque œuvre construit  le monument dans le monument, un monument du XXI e siècle qui vient terminer celui du XIXe  siècle jamais achevé.

Ainsi, l’Eglise de la Madeleine, monument mortel car menacé de ruine, devient immortelle, toujours en renouveau.  L’idéale serait que cette installation soit permanente ; par son côté éphémère, elle nous montre que l’immortalité est toujours en mouvement, qu’elle est toujours à reconstruire.

 

Un musée est un container,  un contenant destiné à mettre en valeur des œuvres qui se donnent à voir.

 

Ici, les œuvres sont en "conversation", elles entrent en résonnance, pas seulement pour elle-même mais aussi avec  l’ensemble ; nous sommes dans l’interpénétration, chaque œuvre prends sens du monument  et le monument prends sens des œuvres présentes.

 

Les sculptures émanent la présence qui correspond aux icônes dans l’église orthodoxe, la communion qui est propre à l’église catholique et la spiritualité universelle qui est celle de notre époque...

 

Ce lieu n’est pas à « voir » comme une exposition classique, c’est une expérience à "vivre"... elle est destinée à apporter une pause, propice à la méditation, à la contemplation, un sas de respiration, en vue de l'être, de l'être bien !

 

Selon les convictions, cette exposition est une conversation, une prédication, un chemin, une prière.

Une invitation à redécouvrir le monument, le sens de son histoire passée et présente.

 

 
       Photo de Henri DELAGE
 
    
Photo de François VIAUD
 
     Photo de Christine Labbé